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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 05:10

Abidjan

Il travaillait en moyenne douze heures par jour, et parfois le week-end. Même quand il ne travaillait pas, son esprit restait au bureau. Son épouse avait bien tenté de le ralentir, mais sans succès. Il savait bien sûr qu'ils n'étaient plus aussi proches que par le passé. Il n'avait pas fait exprès de devenir distant : c'est juste qu'elle semblait toujours avoir besoin de son temps, et c'était la seule chose qu'il ne pouvait plus lui offrir.

     Il se rendait à peine compte que ses enfants grandissaient et qu'il était en train de passer à côté de leur développement. Ils s'étaient plaints, au début, du fait qu'il ne leur lisait pas d'histroires, qu'il ne jouait pas avec eux et qu'il ne les emmenait jamais en voyage avec lui. Puis ils ont cessé de se plaindre, ou d'espérer voir un quelconque changement.

     "Je serai davantage disponible pour eux lorsque les choses se calmeront un peu" pensait-il. Quand il se sentait malgré tout un peu coupable, il se justifiait en pensant : "Je fais tout ça pour eux".  Le jour où sa femme lui demanda de l'accompagner à l'église, il répondit : "J'aurai davanatage de temps pour ça, quand les choses se calmeront un peu..."

Un jour son médecin le prévint qu'il avait une pression artérielle et un taux de cholestérol trop élevés, mais il se rassura en pensant qu'il avait bien du temps devant lui et qu'il s'en occuperait quand les choses se seraient calmées un peu. Tout doucement, mais de manière efficace et irrésistible son corps se préparait à lui jouer un mauvais tour.

     Une nuit, sa femme se réveilla à trois heures du matin et sentit qu'il n'était pas à côté d'elle. Elle descendit pour le convaincre de cesser son travail et de la rejoindre au lit. Elle le découvrit, assis, immobile, devant son ordinateur, la tête penchée sur sa poitrine. Elle le toucha, mais il n'eut aucune réaction. Lorsque les ambulanciers furent arrivés, ils lui expliquèrent qu'il avait été victime d'une crise cardiaque foudroyante.

     Les choses s'étaient enfin calmées un peu ! 

 

 

ILS ONT ECRIT

Pensées :

- Les êtres et les choses ne sont que des notes; il faut savoir écouter la musique qui résonne au fond de notre coeur.

- Si Dieu te semble très loin....devine qui s'est éloigné ?

 

SOURIEZ

Max demande à sa maman :

- Dis, maman, un ange ça vole ?

- Bien oui...

- Mais pourquoi alors, la servante ne vole-t-elle pas ?

- Pourquoi dis-tu ça ?

- Parce que papa a appelé la servante mon ange...

- Attends demain, tu va voir qu'elle va voler...


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commentaires

5
<br /> BONJOUR  VIOLETTE<br /> <br /> <br /> APRES UNE JOURNEE DANS L'INCERTITUDE<br /> <br /> <br /> MATINEE SOUS LES AVERSES<br /> <br /> <br /> APRES MIDI SOLEIL<br /> <br /> <br /> MAIS SEULEMENT QUE 22°<br /> <br /> <br /> ALORS ESPERONS L'AMELIORATION<br /> <br /> <br /> POUR UN BON JEUDI<br /> <br /> <br /> QUI COMMENCE COUVERT ET DOUX 16°<br /> <br /> <br /> BISOUS<br /> <br /> <br />   <br /> 56MELDIX77   <br />
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5
<br /> BONJOUR VIOLETTE<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> CE MATIN JE PRENDS MON TEMPS<br /> <br /> <br /> TOUTE MA JOURNEE D'HIER A ETE SUR LES BLOGS<br /> <br /> <br /> POUR POUVOIR REPONDRE A LA MAJORITE<br /> <br /> <br /> ET RIEN  NE CHANGE  POUR AUJOURD'HUI<br /> <br /> <br /> CELA RAME TOUJOURS<br /> <br /> <br /> UN MERCREDI ENTRE SOLEIL ET AVERSES<br /> <br /> <br /> AVEZ VOUS DES NOUVELLE DE JEAN ( la bergerie)<br /> <br /> <br /> JE NE PEUT LE JOINDRE<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> BISOUS<br /> <br /> <br />   <br /> 56MELDIX77    <br />
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R
<br /> Que ce mercredi te soit agréable e prenant le temps de vivre <br /> <br /> <br /> Bisous<br /> <br /> <br />  <br />
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E
<br /> C'est moche de passer à côté de la vie et surtout de sa femme et ses enfants ou alors il faut rester célibataire. Bon mercredi, bisous<br />
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A
<br /> Douce soirée,ma chère tite alsacienne....Aimée,l'autre tite alsacienne.<br /> <br /> <br />  Bisous....<br />
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M
<br /> lorsque tu viens sur Colmar tu devrais me le dire afin qu'on se rencontre...il vente, le ciel s'assombrit, l'orage menace...bonne soirée malgré tout<br />
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S
<br /> je suis très émue<br /> <br /> <br /> cet homme est passé à coté des choses essentielles<br /> <br /> <br /> quel dommage<br /> <br /> <br /> belle fin de journée<br /> <br /> <br /> ti bo<br />
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B
<br /> Comùbien d'hommes ne savent pas freiner à temps ....prendre le temps de vivre aujourd'hui....<br /> <br /> <br /> Bonne fin de journée bises Jacqueline<br />
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F
<br /> C'est avec ce beau poème qui n'est pas de moi mais que je partage avec toi que je viens te faire un coucou de la Réunion à chez toi, en faisant juste quelques clics et me voici à plus de 10.000<br /> kms et je prends toujours plaisir de venir dans ton bel univers, je viens te remercier de ton gentil com et te souhaiter une belle soirée avec de gros bisous.<br /> <br /> <br /> ***********************************<br /> <br /> <br /> Le sommeil du Condor  - (Leconte de Lisle)<br /> <br /> <br /> Par delà l'escalier des raides Cordillères, <br /> <br /> <br /> Par delà les brouillards hantés des aigles noirs, <br /> <br /> <br /> Plus haut que les sommets creusés en entonnoirs <br /> <br /> <br /> Où bout le flux sanglant des laves familières, <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> L'envergure pendante et rouge par endroits, <br /> <br /> <br /> Le vaste Oiseau, tout plein d'une morne indolence, <br /> <br /> <br /> Regarde l'Amérique et l'espace en silence, <br /> <br /> <br /> Et le sombre soleil qui meurt dans ses yeux froids. <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Du continent muet, elle s'est emparée : <br /> <br /> <br /> Des sables aux coteaux, des gorges aux versants, <br /> <br /> <br /> De cime en cime, elle enfle en tourbillons croissants, <br /> <br /> <br /> Le lourd débordement de sa haute marée. <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Lui, comme un spectre, seul au front du pic altier, <br /> <br /> <br /> Baigné d'une lueur qui saigne sur la neige <br /> <br /> <br /> Il attend cette mer sinistre qui l'assiège : <br /> <br /> <br /> Elle arrive, elle déferle et le couvre en entier. <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Dans l'abîme sans fond la Croix Australe allume <br /> <br /> <br /> Sur les côtes du ciel son phare constellé. <br /> <br /> <br /> Il râle de plaisir, il agite sa plume, <br /> <br /> <br /> Il érige son cou musculeux et pelé, <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il s'enlève en fouettant l'âpre neige des Andes, <br /> <br /> <br /> Dans un cri rauque, il monte où n'atteint pas le vent, <br /> <br /> <br /> Et loin du globe noir, loin de l'astre vivant, <br /> <br /> <br /> Il dort dans l'air glacé, les ailes toutes grandes.<br />
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D
<br /> Mon Dieu et il y en a de plus en plus des comme lui!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! je l'ai vécu au réel    bises<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <br />
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