Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 07:03
Plus jamais

Dans une province de l'Inde, les jeux de hasards étaient interdits. Une amende de 500 roupies punissait les contrevenants.

Or deux jeunes gens avaient trouvé une cachette et s'adonnaient à cette passion.

L'un était fils d'un riche commerçant, la mère de l'autre était veuve, pauvre et âgée.

Un jour, ils furent surpris par la police et se retrouvèrent en prison.

Le fils du riche fut libéré après le versement de l'amende, mais la pauvre veuve en était incapable et se mit à travailler dur pour gagner l'argent nécessaire.

Elle transportait de lourdes pierres qui parfois retombaient sur ses mains, les déchiraient et les faisaient saigner.

A travers la fenêtre de sa prison, le jeune homme vit les mains de sa mère :

- Mère quelles sont ces blessures ?

- Je travaille pour te délivrer mon fils !

Enfin elle put réunir les 500 roupies et libérer son fils.

Quelques temps après le jeune homme rencontre son compagnon de jeu qui l'invite à une nouvelle partie de dés :

- Je ne pourrais plus jamais jouer !

Ton rachat a été facile, mais moi, j'ai été sauvé par le dur travail de ma mère...par sa peine et ses blessures........

P.J. Toulet a écrit :

Dans le silencieux automne

D'un jour mol et soyeux

Je t'écoute en fermant les yeux

Voisine monotone.....

Repost 0
25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 07:31
L'amour de la mer

" Je traversai pour la xème fois cette Méditerranée, par mer et par air, du nord au sud, d'est en ouest.

Je plongeais sans fin mon regard dans l'azur de ses flots, et l'écume jaillissante de son sillage, que suivaient des bancs de marsouins, en quête de quelque nourriture.

Pour moi la Méditerranée était ma mer. A force d'y vivre, je finis, sur toutes ses rives par m'en sentir le fils...

Non loin des côtes, des mouettes avides accompagnaient de leur vol notre navire.

Sous le frémissement de leurs ailes, sur le pont du navire, je découvrais que la personne la plus difficile à connaître et à guider était soi-même...."

Ch. Spurgeon a écrit :

Les "si" les mais" les "peut-être"....sont des meurtriers assurés de la paix et du réconfort.

Sortez du désert des doutes et des craintes.

Repost 0
24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 07:05
Un peu de poésie

Automne malade et adoré

Tu mourras quand l'ouragan soufflera dans les roseraies

Quand il aura neigé dans les vergers

Pauvre automne

Meurs en blancheur et en richesse

De neige et de fruits mûrs

Au fond du ciel des éperviers planent

Sur les nixes nicettes au cheveux verts et naines

Qui n'ont jamais aimé

Aux lisières lointaines les cerfs ont bramé....

G. Appolinaire

L'existence des voisins est la seule défense des nations contre une perpétuelle guerre

civile.

P. Valery

Repost 0
Published by fontaine - dans poésie
commenter cet article
23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 07:14
Pourquoi ?

Ce soir, je regardais le ciel, allongé sur la terre, dans le silence. Mes yeux se perdaient dans la voie lactée.

Je suivais la chute d'une étoile, et je comprenais.

A peine un souffle plus frais qui montait de la vallée.

" Je restais immobile, écrira Martin, seul, comme si j'avais été le premier ou le dernier des hommes à regarder le ciel sous lequel tant de vies avaient glissé, tant d'autres à venir, à commencer à finir, à souffrir.

Tant de vie qui comme la mienne, si longtemps, refusaient de regarder le ciel, parce qu'il aurait fallu affronter la question :

Pourquoi ?

Pourquoi le ciel, pourquoi l'homme, pourquoi moi, pourquoi la vie, pourquoi la mort, pourquoi des bourreaux et des victimes, pourquoi le bonheur et le malheur ?"

Ch. Spurgeon écrit :

Une conscience au repos est la plus douce musique disponible pour bercer l'âme dans le sommeil.

Repost 0
20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 07:05
Histoire d'histoires

Il était une fois un enfant qui ne croyait pas aux histoires. Dès que sa mère commençait : "Il était une fois un ogre cruel..." il l'interrompait.

- Ne me raconte pas d'histoires, disait-il, les ogres ça n'existe pas !

Et quand le grand-père se mettait à lire à haute-voix : "Il était une fois un roi...", il demandait aussitôt :

- Le roi de quoi ? le roi d'Angleterre ou le roi de Panama ? Il a vécu de quand à quand ? C'est de l'histoire ou c'est des histoires ?

Même quand on lui racontait une histoire vraie, il secouait la tête, l'air de dire : "vous faites vraiment des histoires pour pas grand-chose." Et au bout de trente secondes, il se mettait à bâiller et à se frotter les yeux.

Il disait : "Comment voulez-vous que je vous crois, je ne sens rien de ce que vous me racontez. C'est comme si l'histoire partait sans moi !

Un jour, je lui ai demandé de s'asseoir à côté de moi sur le canapé et je lui ai raconté une histoire. L'histoire d'un enfant qui ne croyait pas aux histoires....Il ne m'a pas interrompu. Il m'a laissé raconter. Quand j'ai eu fini, il m'a dit :

- C'est drôle, cette histoire, je la vois et je la sens. Comme si j'étais dedans...

- Tu pourrais encore me raconter des histoires auxquelles l'enfant de ton histoire ne croyait pas ?

J'ai raconté des histoires d'ogres et de sorcières, des histoires de rois et de princesses et beaucoup d'histoires vraies pour terminer.

Et, chaque fois il disait :

- Effectivement, c'est incroyable ! Qu'est-ce qu'il disait, l'enfant de ton histoire, quand il entendait ça ?

- La même chose que toi : "Effectivement, c'est incroyable !"

friot

Très belle fin de semaine à tous !

Repost 0
Published by fontaine - dans humour
commenter cet article
19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 06:49
J'ai lu pour vous

" Ma communion avec mon amie restait vivante dès que nous admirions d'un même regard une fleur, un arbre, un lac, un flocon de neige.

Nous étions saisis d'une même extase qui nous emportait dans un au-delà où nous nous rencontrions sans que nos corps fassent obstacle à notre chant.

Nous étions au-delà du désir qui, proches l'un de l'autre, ou éloignés à des centaines de lieues, ne nous avait jamais saisis d'aucune de ses morsures.

Une paix enfantine était notre lot."

A. Chouraqui

Paul Valéry a écrit :

L'Histoire justifie ce que l'on veut. Elle n'enseigne absolument rien, car elle contient tout et donne des exemples de tout.

Elle est le produit le plus dangereux que la chimie de l'intellect ait élaboré.

Repost 0
18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 07:09
Il est écrit

Nous sommes placés en face d'un monde qui exclut l'indifférence. Il y a deux voies non pas trois ou quatre ou autant que l'on voudra...

Le monde est cassé en deux. Le choix devient nécessaire ; il est l'exigence et le risque de cette brisure.

La poésie n'est que la parure de l'enseignement : la voie des Ténèbres et la voie de la Lumière se partage l'universalité du réel.

Deux voies inégales et ennemies, mais qui coexistent dans le temps et dans l'espace où elles définissent la frontière d'une guerre ; sur cette ligne s'inscrivent les déchirements de l'Histoire.

La plénitude des temps, la réalisation des promesses messianiques pourra seule faire cesser le meurtrier combat dont l'innocent demeure l'otage....


Le Psalmiste a écrit :

Tu domptes la frénésie de l'océan, tu apaises l'assaut de ses vagues....

( ta main me conduira et ta droite me saisira)

Repost 0
17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 06:48
J'ai lu pour vous

En 1933. A Paris. " J'avais plus que de l'inquiétude pour l'avenir.

Une véritable angoisse me saisissait devant la situation dans laquelle le monde, subjugué par la voix démente du Fûhrer s'enlisait.

Notre jeunesse se sentait trahie où qu'elle tournât ses regards.

Et l'horreur de la guerre allait bientôt nous arracher à nos études comme à nos extases, mettant nos horloges à l'heure de l' Apocalypse.

Devenir fou était davantage qu'un projet pour moi dans un monde qui basculait dans la démence."

Dostoïewski a écrit à son frère le post-scriptum suivant : " J'ai un projet : devenir fou."

A. Chouraqui : Maintes tombes affirment que ceux qui y reposent ne sont que de très brefs locataires provisoires.

Repost 0
Published by fontaine - dans coup de coeur
commenter cet article
16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 07:34
Paysage

Pas une feuille qui bouge,

Pas un oiseau chantant,

Au bord de l'horizon rouge

Un éclair intermittent ;

D'un côté rares broussailles,

Sillons à demi noyés,

Pans grisâtres de murailles,

Saules noueux et ployés ;

De l'autre, un champ que termine

Un large fossé plein d'eau,

Une vieille qui chemine

Avec un pesant fardeau,

Et puis la route qui plonge

Dans le flanc des coteaux bleus

Et comme un ruban s'allonge

En minces plis onduleux.

Théophile Gautier

Repost 0
Published by fontaine - dans poésie
commenter cet article
13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 07:21
Corps brisé

En Inde en 1975 un jeune handicapé de 20 ans aux deux jambes déformées ne savaient dire que quelques mots, mais il avait cependant l'esprit vif.

Il vivait dans un institut, et se traînait souvent dans le village.

Peu à peu, il a pris conscience que ses parents ne venaient pas le voir et devint jaloux des autres.

Désespéré il voulu à tout prix retrouver sa mère. Souvent il se jetait sous les voitures pour attirer l'attention...

Les assistants qui s'occupaient de lui connaissant sa souffrance se mirent à la recherche de cette mère....

Ce fut une belle rencontre, elle lui promis de revenir, mais ne revint jamais, elle ne supportait pas ce corps brisé et lui-même se mit à le haïr.

Alors......

Ch. Spurgeon a écrit :

Levez-vous et allez à la rivière de votre expérience. Arrachez quelques roseaux et tissez-les en un panier où votre toute petite foi pourra flotter aisément le long du courant..

Heureux week-end à tous !

Repost 0
Published by fontaine - dans coup de coeur
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de fontaine
  • Le blog de fontaine
  • : Croire aimer vivre partage histoires vécues...
  • Contact

Texte Libre

Recherche