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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 06:15
Mauvaises habitudes

Les brebis sont des créatures aux habitudes fortement ancrées. Si elles sont laissées à elles-mêmes elles suivent les mêmes pistes jusqu'à les creuser d'ornières, broutent les mêmes herbages jusqu'à les épuiser.

Elles polluent leurs propres terrains jusqu'à les corrompre par la maladie et les parasites.

Plusieurs pâturages des plus réputés ont, de la sorte, subi une ruine définitive du fait de propriétaires ignorants ou indifférents qui les ont fait brouter trop longtemps et n'ont pas su diriger leurs troupeaux.

Il faut voyager dans les pays comme l'Espagne, la Grèce, la Mésopotamie, l'Afrique du Nord et même certaines parties de l'Ouest des Etats-Unis, la Nouvelle Zélande ou l'Australie, pour voir les ravages que peuvent opérer les troupeaux.

Dans ces pays, certains naguère prairies grasses et opulentes, ont été progressivement réduits à l'état de terres en friche.

Trop de moutons, pendant trop d'années, sur des pâturages mal gérés, ont semé pauvreté et désastre sur leur passage....

Un berger intelligent est pleinement conscient de tout ceci, non seulement pour le bien-être du troupeau, et la fertilité du terrain, mais aussi pour sa réputation d'éleveur.....

John Ruskin a écrit :

Le soleil est merveilleux, la pluie rafraîchissante, le vent fortifiant ; il n'existe pas de mauvais temps, juste différentes sortes de beau temps.

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 04:59
Déjeuner du matin

Il a mis le café dans la tasse

Il a mis le lait dans la tasse de café

Il a mis le sucre dans le café au lait

Avec la petite cuiller il a tourné

Il a bu le café au lait et il a reposé la tasse

Sans me parler il a allumé

Une cigarette il a fait des ronds

Avec la fumée il a mis les cendres

dans le cendrier sans me prler

Sans me regarder il s'est levé

Il a mis son chapeau sur sa tête

Il a mis son manteau de pluie

Parce qu'il pleuvait et il est parti

Sous la pluie sans une parole

Sans me regarder et moi j'ai pris

Ma tête dans ma main et j'ai pleuré.

Prévert

Christian Bobin a écrit :

Le bonheur ce n'est pas une note séparée, c'est la joie que deux notes ont à rebondir l'une contre l'autre !

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 05:57
La vie

La vie changeante comme le ciel, la vie claire puis orageuse, la vie généreuse, pareille aux pluies de printemps, la vie sauvage, cruelle comme un ouragan, la vie qui dévaste et qui comble,

la vie, il faut l'aimer, savoir reconnaître sa beauté, ses éclaircies dans la tempête, et sa grandeur et sa majesté,

parce qu'elle est l'homme et l'univers.

La vie, chacun de nous en fait une expérience nouvelle, personnelle. Et de toute expérience, dure ou douce, l'homme doit en tirer un bien.

Il n'y a pas d'évènement qui soit vain dans une vie.

Pas de jour, pas d'épreuve qui soient inutiles, à condition qu'on ne les contemple pas, fascinés immobiles comme l'est la proie d'un serpent, mais qu'on se serve d'eux comme d'un appui pour aller de l'avant.

M. Gray a écrit :

Il n'y a pas de plénitude si l'on est un arbre solitaire.

C'est la forêt qui donne son sens à l'arbre et c'est elle qui le rend vigoureux.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 05:37
Le loup devenu berger

Un loup, qui commence d'avoir petite part aux brebis de son voisinage,

crut qu'il fallait s'aider de la peau du renard, et faire un nouveau personnage.

Il s'habille en berger, endosse un hoqueton, fait sa houlette d'un bâton,

sans oublier la cornemuse, pour pousser jusqu'au bout la ruse,

Il aurait volontiers écrit sur son chapeau :

"C'est moi qui suis Guillot, berger de ce troupeau ."

Sa personne étant ainsi faire, et ses pieds de devant posés sur sa houlette,

Guillot le sycophante approche doucement, Guillot le vrai Guillot, étendu sur l'herbette,

Dormais profondément :

Son chien dormait aussi, comme aussi sa musette ;

La plupart des brebis dormaient pareillement.

L'hypocrite les laissa faire; Et pour pouvoir mener vers son fort les brebis,

Il voulut ajouter la parole aux habits, chose qu'il croyait nécessaire.

Mais cela gâta son affaire : il ne put du pasteur contrefaire la voix.

Le ton dont il parla fit retentir les bois, et découvrit tout le mystère

Chacun se réveille à ce son, le brebis, le chien, le garçon.

Le pauvre loup, dans cet esclandre, empêché par son hoqueton, ne put ni fuir ni se défendre.

Toujours par quelque endroits fourbes se laisse prendre.

Quiconque est loup agisse en loup : c'est le plus certain de beaucoup.

La Fontaine

Bon week-end à tous !

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 05:29
Il décida d'aller jusqu'au bout

"Lorsqu'il était jeune, il n'était pas vraiment bon en sport et il a donc rejoint une équipe de course à pied.

" Je pensais disait-il, être au moins capable de courir, car c'est un sport individuel qui n'implique pas de mémoriser toutes sortes de règles. J'étais un des plus mauvais coureurs de toute l'équipe.

Lors d'une de mes premières courses de fond dans le stade, je suis arrivé exténué près de la ligne d'arrivée, près à m'effondrer, mais j'étais tout content qu'il y ait quelqu'un derrière moi, j'ai donc décidé que j'allais au moins le battre lui.

Mais tout d'un coup il s'est mis à accélérer, je ne sais pas d'où lui venait toute cette énergie. J'ai utilisé le peu de force qui me restait encore pour arriver juste avant lui.

J'étais vraiment fier de n'être pas arrivé dernier et d'en avoir au moins battu un. Plus tard j'ai appris qu'il passait la ligne pour la seconde fois ! C'est pour cela qu'il était derrière moi.

C'est parce qu'il était si loin devant moi qu'il est arrivé derrière moi ........."

Quelqu'un a écrit :

- C'est quand le fleuve se perd dans l'océan, quand ses eaux n'ont plus ni forme ni nom qu'il devient vraiment grand.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 05:28
Le système de pensée, c'est quoi ?

C'est la combinaison d'un ensemble de réflexions en chaîne, de prises de position personnelles, de conclusions relatives à un élément donné.

Cette combinaison est liée à un ensemble de croyances souvent subjectives.

Par exemple : les études, c'est formidables ! ou les études c'est épouvantables !

Notre système de pensée s'est forgé avec le temps. Il a également subi les influences de nos parents, professeurs, amis, médias et de notre culture....

Ainsi notre système de pensée nous porte peut-être à croire qu'un chien c'est méchant et dangereux parce qu'un jour nous nous sommes fait mordre....

Mais si nous avons fait récemment un séjour en montagne, que nous sommes restés ensevelis sous une avalanche de neige, et que c'est un chien qui nous a sauvé in extremis, alors notre système de pensée va s'inverser...

Un chien c'est formidable !

Colette Nicolas a écrit :

- La vie est jalonnée d'évènements heureux ou malheureux et lorsque l'on arrive à son terme on a souvent l'impression d'avoir feuilleté un livre d'images.

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 05:27
Un amour de chaton

C'est un animal nécessaire à l'intérieur, il le complète; c'est lui qui polit les meubles, en amoindrit les angles, lui qui donne à l'appartement du mystérieux.

Il est bien le dernier bibelot, le couronnement suprême.

Stéphane Mallarmé

Toucher, tester expérimenter....Sous la patte du chaton, tout objet s'anime et doit se transformer en vermisseau, serpentin....

Tapi sur la moquette, pattes écartées, allure décontractée, le chaton pratique l'observation tout confort.

L'oeil vif, l'esprit captivé, le petit félin ne perd pas une miette du paysage.

Curieux comme un chat !

Ils ont écrit :

Th. Gautier : Le chat est une bête philosophique qui ne place pas ses affections à l'étourdie.

Chateaubriand : Le chat vit seul, il n'a nul besoin de société, il n'obéit que quand il veut, fait l'endormi pour mieux voir.

H. Taine : J'ai beaucoup étudié les philosophes et les chats. La sagesse des chats est infiniment supérieure.

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Published by fontaine - dans coup de coeur
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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 05:46
Le grand saut

A notre époque, 18 ans c'est le grand saut ! l'âge où tout est permis, où l'on devient adulte d'après la loi, où nous parents, nous sommes relégués dans le placard à principes.

Nous sommes les empêcheurs de tourner en rond, et l'on a souvent l'impression que c'est nous qui avons tout à apprendre............

En fait, c'est surtout un grand saut pour nous, l'instant ou notre cher petit ne nous appartient déjà plus, où l'on voit s'éloigner sur le chemin de la vie, non plus un enfant, mais un homme ou une femme responsable, qui va construire à son tour..

oui le grand instant est là !

SOURIEZ

Le parachutisme en trois leçons

1) quand tu vois les vaches comme des fourmis, il n'y a pas de danger

2° quand tu commences à voir les vaches comme des vaches, il est temps d'ouvrir ton parachute

3) quand tu vois les fourmis comme des vaches.il est trop tard.

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 05:36
L'enfant adopté

Babette ne pouvait pas avoir d'enfant. Ils ont donc essayé d'en adopter un, mais ils avaient rencontré de nombreux obstacles.

Ils attendaient patiemment, calmement... Un jour enfin, quand nous leur avons rendu visite nous avons klaxonné devant leur maison comme à l'habitude.

Dave est venu vers nous en courant, il faisait de grands gestes.

- Vous allez la réveiller, nous a-t-il dit à voix basse.

Babette était assise près d'un petit lit. Sur les couvertures, couchée, recroquevillée, une fillette de race jaune, la peau très foncée...

Babette souriait

La petite fille à la place de la main avait un moignon.

- La guerre, nous explique Dave. Elle vient du Viet-Nam. Orpheline, elle n'a vraiment plus rien. A elle, nous pouvons donner quelque chose....

M. Gray a écrit :

L'amour, c'est sentir qu'on est une parcelle agissante du monde, et responsable de lui.

L'amour c'est comprendre qu'on vit des autres, qu'on est un moment du monde. Alors cet amour du monde, cet amour de la vie totale permet de combattre en soi la mort.

Aimer le monde, les autres, c'est abolir la mort.

Belle fin de semaine à tous !

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 05:29
L'enfant présent dans l'adulte

Les parents sont la semence de l'enfant et la terre dans laquelle il pousse.

Pour lui, ils sont le monde, l'image de ce qu'il va, de ce qu'il doit être ou ne pas être.

Ce qu'ils font, ce qu'ils disent, ce qu'ils sont, demeure en lui.

Et même s'il l'ignore, car l'enfant est toujours présent en l'adulte.

Ce que l'on donne à un enfant, il le rend un jour.

Et ce qu'on lui refuse, il le refuse.

Et le mal qu'on lui fait, il peut le faire.

Mais si on gonfle ses jeunes voiles au souffle de la force, du courage et de la droiture, alors il vogue et sait affronter la tempête.

M. Gray

IL A ECRIT :

Les vraies leçons, celles que l'enfant écoute, celles qui modèlent sa personnalité, sont des actes que l'adulte accomplit.

Eduquer un enfant, c'est s'offrir à lui en exemple.

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