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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 06:51

Paul Valéry apporte la pureté de son style, la rigueur de sa pensée, cette parfaite adéquation de l'idée aux mots qui expriment, magicien du verbe dans un désert hanté de mots.

En lisant, apprenant et méditant par coeur ses plus beaux vers, on voyage à travers le temps et le destin des civilisations, dans l'histoire où son regard découvrait les multiples visages de l'homme.

D'emblée on trouvait dans la démarche intellectuelle de Valéry une recherche de l'absolu.

Au-delà de sa dialectique on distingue une métaphysique à laquelle il accédait grâce à sa recherche ascétique d'une perfection prosodique syntaxique lexicale au terme de laquelle surgissait le diamant sans défaut du poème....

Extrait de la Fileuse de Paul Valéry :

...Derrière tant de fleurs l'azur se dissimule

Fileuse de feuillage et de lumière ceinte.

Tout le ciel vert se meurt. Le dernier arbre brûle....

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 06:47

Ce petit garçon vient de découvrir qu'il avait plusieurs coeurs :

Rick croyait qu'il n'avait qu'un seul coeur. A la bonne place, là sur le côté gauche de sa poitrine, le coeur qu'il pouvait sentir battre sous sa main chaque fois qu'il le voulait, celui qui était dessiné dans les livres d'anatomie et dans les dictionnaires comme une sorte de poire à l'envers.

Le médecin disait qu'il avait un coeur solide...

Mais un jour qu'il avait mal au ventre, sa maman le voyant tout pâle lui demande : Tu as mal au coeur ?

Il apprit ce jour-là qu'il avait au moins deux coeurs : un dans la poitrine et un dans son ventre.

Un jour la grand-mère eut elle aussi mal au coeur et le médecin disait qu'elle avait le coeur fragile quand on a un coeur gros on a le coeur fragile !

Là Rick a eu du mal à suivre surtout qu'à l'école on lui demandait d'apprendre par coeur les fables de la Fontaine.

Il apprit également qu'un de ces petits camarades avait un coeur de pierre pour avoir frappé une petite fille sans défense et que le héros d'un livre qu'il lisait avait un coeur d'acier et que à la libération de Paris le coeur de la France s'était mis à battre.....

Une autre fois il entendit dire : J'ai demandé à ma fille de parler à coeur ouvert !

Et l'épicière disait : Je n'aurai pas le coeur en paix tant que mon mari n'aura pas réparé le toit !

La maman de son copain lui disait : Arrête de faire le joli coeur...

Et cet homme qui était vraiment sans coeur ! disait-on

Mon coeur bat la chamade et ce n'est pas fini je crois bien avoir un coeur d'artichaut.......

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 06:30

De rage elle se précipita à la cuisine, s'y enferma à double tour, s'y promena de long en large à grand bruit, heureuse d'inquiéter son mari.

Il frappe à la porte, lui demande d'ouvrir. Elle sourit, ne répond pas. Il frappe plusieurs fois sans résultat.

Soudain de peur, un coup de sang le frappe à la gorge :

Elle a peut-être ouvert le gaz de la cuisinière pour se suicider et le punir...oh la cata !

- Ouvre ! ouvre !, sinon je défonce la porte !

Elle répond qu'elle n'ouvrirait pas, et qu'elle veut mourir....mais il devina à sa voix qu'elle était en train de manger.

Il se pencha, regarda par le trou de la serrure : Armée d'un long sandwich, elle mastiquait avec une sombre et égoïste animation.

Lorsqu'elle eut fini, elle se recoiffa, se poudra et ouvrit la porte....

 

François Mauriac a écrit :

L'épreuve ne tourne jamais vers nous le visage que nous attendions.

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 06:42

Il fait nuit, tu vas te promener en forêt. La nuit est faiblement éclairée par la lune, au point que tu ne distingues pas les formes.

Tu entends des bruits qui te glacent le sang. Entre les arbres, quelque chose bouge, quelque chose de grand.

Soudain un grand chien noir vient à ta rencontre...

Tout ton corps est raidi. Tes yeux ont envoyé un message au cerveau : "c'est un ours !"

Tu reste là planté, comme pétrifié. Pourquoi ?

Ce n'était pas un ours mais un chien. Il poursuivait une chienne et ne t'a même pas remarqué.
Mais peu importe que vous regardiez un rocher, une ombre, un chien, un arbre ou un rat, si vous croyez que c'est un ours, vous ne réagiriez pas autrement que si effectivement un énorme grizzly était sur vos talons.

Nous pouvons évidemment nous tromper dans nos pensées mais tant que nous y croyons dur comme fer, nous nous comportons comme si elles correspondaient à la réalité.

 

Tu es ce que tu penses

Que tu sois en présence d'un ours ou d'un rat, si tu crois que c'est un ours, tu te mettras à courir aussi vite que si c'était vraiment un ours....

PASSEZ TOUS UN SUPER WEEK-END... SI POSSIBLE  !

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 06:37

Le coucou a chanté, l'hiver tire à sa fin ;

La bise sur le Rouergue est lasse de souffler

Et porte ses soufflets dans le pays de l'Ourse.

Le printemps se prépare et commence sa course,

Trop longtemps éclipsé, le grand astre du ciel

Quitte sa cape sombre, ôte son noir mantel,

Et du tiède zéphyr déjà la douce haleine

Des ruisseaux prisonniers à faire fondre la chaîne.

De la cime des rocs, à toute heure, un par un,

On voit se détacher les pendants de cristal

Et la neige qui fond, en lessivant les rues,

Jusqu'au fond de leur lit va troubler les rivières.

Sans craindre de l'hiver le funeste retour,

L'amandier se déploie à l'éclat d'un beau jour

P. de Pradings

 

Souriez

- Qu'est-ce que la légitime défense ?  demande la maîtresse à Max

- C'est quand mes notes sont tellement mauvaises que je suis obligé de signer moi-même mon carnet.

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 06:26

Les détenus se mirent lentement en colonne sous les ordres des gardiens.

Avec leurs têtes rasées et leurs yeux enfoncés, ils avaient l'air d'apparitions d'outre-tombe : chacun était vêtu de l'uniforme bleu de la prison.

J'en surpris plusieurs à regarder avec envie à travers les barreaux de fer, le bleu turquoise du ciel et le vert lumineux des champs.

Un des prisonniers s'approche murmurant : "Je dois encore faire vingt ans ici !"

Puis soudain, du coin de l' oeil, j'aperçus une élégante créature qui traversait le terrain.

La lumière jouait dans sa toison qui brillait comme l'or au crépuscule.

Contrairement aux prisonniers, elle était soignée, bien nourrie et chaudement enveloppée d'un manteau de fourrure qui la recouvrait de la tête aux pieds.

Avec grâce, elle déambulait dans l'enchevêtrement humain ; tous les yeux étaient rivés sur elle.

C'était un chat ! Avec dignité et élégance, il entrait et sortait de la prison, se pavanant entre les gros barreaux d'acier, totalement libre.

Les grilles et les murs, n'étaient pas un obstacle pour lui, car il vivait dans une autre dimension.

R.Lack

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 06:53

Mark Twain disait : Un seul petit compliment suffit à entretenir mon enthousiasme pendant au moins un mois !

Un mot d'encouragement tombé de la bouche d'un professeur peut transformer la vie d'un enfant.

Un mot d'encouragement dans la bouche d'une épouse peut raffermir ou même sauver un mariage.

Un mot de la part d'un chef peut pousser un homme à développer son potentiel....

Zig Ziglar a écrit :

Vous ne pouvez pas imaginer à quel point quelques paroles sincères, prononcées au bon moment, peuvent changer une vie !

Ce Proverbe dit :

Les paroles agréables sont salutaires pour le corps.

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 06:54

L'histoire suivante c'est passée dans un pays en guerre. Les bombardements avaient malheureusement blessé gravement une jeune ado de l'école de l'orphelinat du village.

Sans une transfusion sanguine rapide, elle devait mourir.

Les responsables convoquèrent les quelques élèves dont le type sanguin était compatible avec celui de la jeune fille et leur demandèrent s'il y avait des donneurs volontaires parmi eux.

Après un silence prolongé le plus jeune s'avança troublé, tremblant. L'équipe le prit en charge et l'installa à côté de la jeune fille.

L'infirmière tenta de le rassurer mais le garçon lui dit : "Je n'ai pas peur d'avoir mal mais je vais bientôt mourir, n'est-ce pas ?"

- Mais non, tu vas récupérer très vite.

L'infirmière compris que le jeune garçon croyait qu'en donnant son sang il allait mourir à la place de la jeune fille.

- Puisque tu pensais que tu allais mourir pourquoi tu t'es proposé comme volontaire ?

Le jeune pointa son doigt vers la jeune blessée et dit :

- Parce qu'elle est mon amie !

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 06:54

Anne devait parcourir un marathon de 42 km en moins de 2h45' pour se qualifier pour les jeux olympiques.

Elle entra dans la dernière ligne droite après 2h43' de course. Il lui restait deux minutes pour terminer le marathon et se qualifier, mais 200 mètres avant la ligne d'arrivée elle trébucha et tomba.

Bouleversée, elle resta prosternée dans la poussière pendant vingt secondes.

La foule cria pour l'encourager : Relève-toi, relève-toi ! tu vas y arriver !

Anne se redressa et commença à marcher douloureusement. A 5 mètres de la ligne et 10 secondes restantes au chronomètre elle tomba à nouveau...

Sous les cris d'encouragement de la foule elle rampa les derniers mètres et franchit enfin la ligne d'arrivée.

Son temps : 2 heures 44 minutes et 57 secondes

Quelle que soit la situation : relevez-vous et continuez !

 

PASSEZ TOUS  UN EXCELLENT WEEK-END ET MERCI POUR VOTRE FIDELITE !!

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 06:36

Un jour, maigre et sentant un royal appétit,

Un singe d'une peau de tigre se vêtit.

Le tigre avait été méchant ; lui, fut atroce.

Il avait endossé le droit d' être féroce.

Il se mit à grincer des dents, criant : Je suis

Le vainqueur des halliers, le roi sombre des nuits !

Il s'embusqua, brigand des bois, dans les épines ;

Il entassa l'horreur, le meurtre, les rapines,

Egorgea les passants, dévasta la forêt,

Fit tout ce qu'avait fait la peau qui le couvrait.

Il vivait dans un antre, entouré de carnage.
Chacun voyant la peau, croyait au personnage.

Il s'écriait, poussant d'affreux rugissements :

Regardez ma caverne est pleine d'ossements ;

Devant moi tout recule et frémit, tout émigre,

Tout tremble ; admirez-moi, voyez je suis un tigre !

Les bêtes l'admiraient, et fuyaient à grands pas.

Un belluaire vint, le saisit dans ses bras,

Déchira cette peau comme on déchire un linge,

Mit à nu ce vainqueur, et dit : Tu n'es qu'un singe !

Victor Hugo Jersey, septembre 1852

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