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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 05:37
Le loup devenu berger

Un loup, qui commence d'avoir petite part aux brebis de son voisinage,

crut qu'il fallait s'aider de la peau du renard, et faire un nouveau personnage.

Il s'habille en berger, endosse un hoqueton, fait sa houlette d'un bâton,

sans oublier la cornemuse, pour pousser jusqu'au bout la ruse,

Il aurait volontiers écrit sur son chapeau :

"C'est moi qui suis Guillot, berger de ce troupeau ."

Sa personne étant ainsi faire, et ses pieds de devant posés sur sa houlette,

Guillot le sycophante approche doucement, Guillot le vrai Guillot, étendu sur l'herbette,

Dormais profondément :

Son chien dormait aussi, comme aussi sa musette ;

La plupart des brebis dormaient pareillement.

L'hypocrite les laissa faire; Et pour pouvoir mener vers son fort les brebis,

Il voulut ajouter la parole aux habits, chose qu'il croyait nécessaire.

Mais cela gâta son affaire : il ne put du pasteur contrefaire la voix.

Le ton dont il parla fit retentir les bois, et découvrit tout le mystère

Chacun se réveille à ce son, le brebis, le chien, le garçon.

Le pauvre loup, dans cet esclandre, empêché par son hoqueton, ne put ni fuir ni se défendre.

Toujours par quelque endroits fourbes se laisse prendre.

Quiconque est loup agisse en loup : c'est le plus certain de beaucoup.

La Fontaine

Bon week-end à tous !

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 06:16
Que dit Victor Hugo en 1853

La femelle ? elle est morte

Le mâle ? un chat l'emporte

Et dévore ses os.

Au doux nid qui frissonne

Qui reviendra ? personne

Pauvres petits oiseaux

Le pâtre est absent par fraude !

Le chien mort ! le loup rôde,

Et tend ses noirs panneaux.

Au bercail qui frissonne

Qui veillera ? personne.

Pauvres petits agneaux

Souriez

Jules ? c'est toi qui a appris tous ces gros mots à ta petite soeur ?

- Non, je lui ai juste donné la liste des mots qu'il ne fallait surtout pas dire !

Bonne et belle journée à tous !

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 06:06
Victor hugo et la mer

Jersey 1852

J'aime ta mouette, ô mer profonde

Qui secoue en perles ton onde

Sur son aile aux fauves couleurs,

Plonge dans les larmes géantes,

Et sort de ces gueules béantes

Comme l'âme sort des douleurs.

J'aime la roche solennelle

D'où j'entends la plainte éternelle,

Sans trêve comme le remords

Toujours renaissant dans les ombres,

Des vagues sur les écueils sombres,

Des mers sur leurs enfants morts.

Il a écrit :

Lama Thubten Yeshe : Si vous n'essayez jamais, vous ne réussirez jamais, mais si vous essayez, vous risquez de vous étonner vous-même.

Passez tous une excellente semaine, je vais pour ma part m'absenter un peu.

Je vous embrasse à bientôt !

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 06:05
La Colombe et la Fourmi

Le long d'un clair ruisseau buvait une Colombe, quand sur l'eau se penchant une Fourmi y tombe,

Et dans cet océan l'on eut vu la Fourmi s' efforcer, mais en vain, de regagner la rive.

La Colombe aussitôt usa de charité : Un brin d'herbe dans l'eau par elle étant jeté,

Ce fut un promontoire où la Fourmi arrive.

Elle se sauve et là-dessus passe un certain croquant qui marchait les pieds nus.

Ce croquant, par hasard, avait une arbalète, dès qu'il voit l'oiseau de Vénus,

Il le croit en son pot, et déjà lui fait fête.

Tandis qu'à le tuer mon villageois s'apprête, la fourmi le pique au talon.

Le vilain retourne la tête :

La Colombe l'entend, part, et tire de long...

Le soupir du croquant avec elle s'envole : Point de pigeon pour une obole.

La Fontaine

SOURIEZ

Comme une image. Je faisais tout ce qu'ils disaient. J'étais comme ils voulaient que je sois. Sage comme une image.

Ils m'ont pris en photo, et affiché sur les murs. Pour vendre des yaourts et des chaussettes en coton.

Ils m'ont collé dans les catalogues, pour présenter leurs modèles de tricot. Ils m'ont glissé dans les magazines. A la rubrique Enfants, juste avant les recettes de cuisine.

Comme une image.

Mais toi, tu as déchiré la page et tu m'as découpé sans m'abîmer. Avec tes crayons, tu m'a fait une moustache et des petits yeux comme les Chinois, avec du bleu tout autour. Tu m'as teint les cheveux en rose et percé l'oreille droite pour y accrocher un anneau. Ils ne m'auraient pas reconnu.

Et puis, tu as ouvert la fenêtre. Il y a eu un courant d'air. Et l'image s'est envolée.

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 06:05
allumettes
allumettes

Il ne faut pas laisser les intellectuels jouer avec les allumettes !

Parce que Messieurs quand on le laisse seul

le monde mental Masssssieurs

N'est pas du tout brillant

Et sitôt qu'il est seul

Travaille arbitrairement

S'érigeant pour soi-même

Et soi-disant généreusement en l'honneur des

travailleurs du bâtiment

Un auto-monument

Répétons-le Messsssieurs

Quand on le laisse seul

Le monde mental

Ment

Monumentalement !

Prévert

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 07:01
Conversation

Prévert a écrit :

Le porte-monnaie :

- Je suis d'une incontestable utilité, c'est un fait

Le porte-parapluie :

- D'accord mais tout de même il faut bien reconnaître que si je n'existais pas il faudrait m'inventer !

Le porte-drapeau :

- Moi je me passe de commentaires, je suis modeste et je me tais. D'ailleurs je n'ai pas le droit de parler.

Le porte-bonheur :

- Moi je porte bonheur parce que c'est mon métier.

Les trois autres, hochant la tête : Jolie mentalité !

Bon week-end à tous !

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 07:10
Ni l'orgueil ni la haine

Victor Hugo :

Elle ne connaissait ni l'orgueil ni la haine ;

Elle aimait ; elle était pauvre, simple et sereine ;

Souvent le pain qui manque abrégeait son repas.

Elle avait trois enfants, ce qui n'empêchait pas

Qu'elle se sentît mère de ceux qui souffrent.

Les noirs évènements qui dans la nuit s'engouffrent,

Les flux et les reflux, les abîmes béants,

Les nains sapant sans bruit l'ouvrage des géants,

Et, tous nos malfaiteurs inconnus ou célèbres,

Ne l'épouvantaient point ; derrière ces ténèbres,

Elle apercevait Dieu construisant l'avenir.

Elle sentait sa foi sans cesse rajeunir ;

De la liberté sainte elle attisait les flammes ;

Elle inquiétait des enfants et des femmes ;

Elle disait, tendant la main aux travailleurs:

La vie est dure ici, mais sera bonne ailleurs...

Avançons !

Proverbe chinois :

Si tu veux être heureux, sois-le !

Souriez

Une dame arrive chez le médecin.

Elle a des dents en moins, le visage tuméfié et les yeux au beurre noir.

- Qui vous a fait ça ?

- C'est mon mari !

- Mais je croyais qu'il était en voyages d'affaires ?

- Moi aussi .....

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 11:17
Le bouquet

Que faites-vous là petite fille

Avec ces fleurs fraîchement coupées

Que faites-vous là jeune fille

Avec ces fleurs séchées

Que faites-vous là jolie femme

Avec ces fleurs qui se fânent

Que faites-vous là vieille femme

Avec ces fleurs qui meurent

J'attends le vainqueur !

Prévert

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