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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 05:45

Pas une feuille qui bouge,

Pas un oiseau chantant,

Au bord de l'horizon rouge

Un éclair intermittent ;

D'un côté rares broussailles,

Sillons à demi noyés,

Pans grisâtres de murailles,

Saules noueux et ployés ;

De l'autre, un champ que termine un large fossé plein d'eau,

Une vieille qui chemine avec un pesant fardeau,

Et puis la route qui plonge dans le flanc des coteaux bleus

Et comme un ruban s'allonge en minces plis onduleux

Th. Gautier

 

Ce Proverbe nous dit  :

Cherchez la chose où vous l'avez laissé tomber, car c'est là qu'elle se trouve !

 

 

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 05:59

Henri Bosco :

Les vents aiment les voiliers

Sur la mer où les dauphins jouent

Gonflent leurs belles joues.

La côte est pleine de lauriers.

Deux barques qui s'en vont

naviguent de conserve

Passent au fil des eaux et sentent le

goudron.

Il fait si bon

Qu'on voit fumer un bastidon

Sur le cap de Minerve.

 

V. Muselli : le soir.

Les feuilles ne sont plus que cendres et que rouilles,

Le jour est mort, le ciel est dépeuplé d'oiseaux ;

Déjà la lune monte, et déjà les grenouilles

De leur chant querelleur ont troublé les roseaux.

 

 

 

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 05:44

J'ai vu mourir une fleur,

J'ai vu renaître un oiseau blessé,

Il y a au plus profond du coeur

une voix qui incite à aimer.

Un arbre tend ses branches au levant

Reflet dans l'eau de bras implorants

Il est bien vieux, le vent le démène.

A la source du temps il voudrait s'abreuver

Un homme le regarde et semble retrouver dans cet arbre vaincu sa propre liberté.

V. Fulpin

 

Corneille a écrit :

Le temps est un grand maître, il règle bien des choses !

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 05:26

Il y a de grandes flaques de sang sur le monde

où s'en va-t-il tout ce sang répandu

est-ce la terre qui le boit et qui se saoule

drôle de soûlographie alors si sage...si monotone...

Non la terre ne tourne pas de travers

elle pousse régulièrement sa petite voiture

ses quatre saisons, la pluie...la neige...l grêle ...le beau temps...

Jamais elle n'est ivre

c'est à peine si elle se permet de temps en temps un malheureux petit volcan.

Elle tourne la terre

elle tourne avec ses arbres...ses jardins... ses maisons...

 

Fr. Mauriac a écrit :

L'épreuve ne tourne jamais vers nous le vissage que nous attendions !

 

 

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 06:03

Le médecin Tant-pis allait voir un malade

Que visitait aussi son confrère Tant-mieux.

Ce dernier espérait, quoique son camarade

Soutint que le gisant irait voir ses aïeux.

Tous deux s'étant trouvés différents pour la cure,

Leur malade paya le tribut à nature,

Après qu'en ses conseils Tant-pis eut été cru.

Ils triomphaient encore sur cette maladie.

L'un disait : "Il est mort ; je l'avais bien prévu.

- S'il m'eût cru, disait l'autre, il serait plein de vie."

 

Apollinaire a écrit :

Incertitude, ô mes délices

Vous et moi nous nous en allons

Comme s'en vont les écrevisses

A reculons, à reculons.

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 06:02

Longtemps au pied du perron de

La maison où entre la dame

que j'avais suivie pendant deux

bonnes heures à Amsterdam

Mes doigts jetèrent des baisers

Mais le canal était désert

Le quai aussi et nul ne vit

Comment mes baisers retrouvèrent

Celle à qui j'ai donné ma vie un jour pendant deux heures.

Je la surnommai Rosemonde, voulant pouvoir me rappeler

Sa bouche fleurie en Hollande

Puis lentement je m'en allai

Pour quêter la Rose du Monde.

Apollinaire

Il a également écrit :

Quand la montagne accouche de temps en temps sous l'ouragan

Un vieux sapin geint et se couche

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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 05:55

Dans la plaine les balaquins

S'éloignent au long des jardins

Devant l'huis des auberges grises

Par les villages sans églises.

 

Et les enfants s'en vont devant

Les autres suivent en rêvant

Chaque arbre fruitier se résigne

Quand de très loin ils lui font signe.

 

Ils sont des poids ronds ou carrés

Des tambours des cerceaux dorés

L'ours et le singe animaux sages

Quêtent des sous sur leur passage.

Apollinaire

 

Tahar Ben Jelloun a écrit :

L'amitié  qui se lit sur les visages et dans les gestes devient comme une prairie dessinée par un rêve dans une longue nuit de solitude.

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 05:45

"Comme c'est curieux les noms

Martin Hugo Victor et son prénom

Bonaparte Napoléon de son prénom

Pourquoi comme ça et pas comme ça

Un troupeau de Bonaparte passe dans le désert

L'empereur s'appelle Dromadaire

Il y a un cheval caisse et des tiroirs de course

Au loin galope un homme qui n'a que trois prénoms

Il s'appelle Tim-Tam-Tom et n'a pas de grand nom

Un peu plus loin encore il y a n'importe qui

Beaucoup plus loin encore il y a n'importe quoi

Et puis qu'est-ce que ça peut faire tout ça  ...."

A Pope a écrit :

Les fous se précipitent où les anges craignent de poser les pieds !

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 06:49

Victor Hugo vous la présente :

"Elle ne connaissait ni l'orgueil ni la haine ; elle était pauvre, simple et sereine,

Souvent le pain qui manque abrégeait son repas.

Elle avait trois enfants, ce qui n'empêchait pas qu'elle ne se sentit mère de ceux qui souffrent.

Les noirs évènements qui dans la nuit s'engouffrent ; Les flux et reflux, les abîmes béants,

Les nains, sapant sans bruit l'ouvrage des géants, et tous nos malfaiteurs inconnus ou célèbres, ne l'épouvantaient point ;

Derrière ces ténèbres, elle apercevait Dieu construisant l'avenir,

Elle sentait sa foi sans cesse rajeunir ;

De la liberté sainte elle attisait les flammes. Elle s'inquiétait des enfants et des femmes ; elle disait, tendant la main aux travailleurs :

La vie est dure ici, mais sera bonne ailleurs....

 

Edmond Rostand a écrit :

- C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière !

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 05:23

Jersey 1852

J'aime ta mouette ô mer profonde

Qui secoue en perles ton onde

Sur son aile aux fauves couleurs,

Plonge dans les larmes géantes,

Et sort de ces gueules béantes

Comme l'âme sort des douleurs.

J'aime la roche solennelle

D'où j'entends la plainte éternelle,

Sans trêve comme le remords

Toujours renaissant dans les ombres,

Des vagues sur les écueils sombres,

Des mères sur leurs enfants morts.

 

Lama Thubten Jeshe a écrit :

Si vous n'essayez jamais, vous ne réussirez jamais, mais si vous essayez, vous risquez de vous étonner vous-même.

 

 

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