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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 05:01

Déjeuner du matin :

Il a mis le café dans la tasse

Il a mis le lait dans la tasse de café

Il a mis le sucre dans le café au lait

Avec la petite cuiller il a tourné

Il a bu le café au lait et il a reposé la tasse

Sans me parler il a allumé une cigarette il a fait des ronds

Avec la fumée il a mis les cendres dans le cendrier sans me parler

Sans me regarder il s'est levé,  il a mis son chapeau sur sa tête

Il a mis son manteau de pluie parce qu'il pleuvait et il est parti

Sous la pluie sans une parole sans me regarder et moi j'ai pris

Ma tête dans ma main et j'ai pleuré.

 

Christian Bobin a écrit :

Le bonheur, ce n'est pas une note séparée, c'est la joie que deux notes ont à rebondir l'une contre l'autre.

 

A TOUS UN EXCELLENT WEEK-END   !  et tant pis s'il pleut, laissons pleuvoir !

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 05:58

Comme un vol criard d'oiseaux en émoi,

Tous mes souvenirs s'abattent sur moi,

S'abattent parmi le feuillage jaune

De mon coeur mirant son tronc plié d'aune

Au tain violet de l'eau des Regrets

Qui mélancoliquement coule auprès,

S'abattent, et puis la rumeur mauvaise qu'une brise moite en montant apaise,

S'éteint par degrés dans l'arbre, si bien qu'au bout d'un instant on n'entend plus rien,

Plus rien que la voix célébrant l'Absente,

Plus rien que la voix - ô languissante ! -

De l'oiseau qui fut mon Premier Amour, et qui chante encor comme au premier jour ;

Et dans la splendeur triste d'une lune se levant blafarde et solennelle, une nuit mélancolique et lourde d'été,

Pleine de silence et d'obscurité, berce sur l'azur qu'un vent doux  effleure l'arbre qui frissonne et l'oiseau qui pleure.

E B Browning a écrit :

Celui qui aime croit à l'impossible.

 

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 06:16

Que lentement passent les heures

Comme passe un enterrement

Tu pleureras l'heure où tu pleures

Qui passe trop vitement

Comme passe toutes les heures.

J'écoute les bruits de la ville

Et prisonnier sans horizon

Je ne vois rien qu'un ciel hostile

Et les murs nus de ma prison.

Le jour s'en va voici que brûle

Une lampe dans la prison

Nous sommes seuls dans ma cellule

Belle clarté chère ...raison.

 

Souriez

Deux sardines s'ennuient

- Qu'est-ce qu'on fait ce soir ?

- Si on allait en boîte ?

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 05:29

L'art, c'est la gloire et la joie.

Dans la tempête il flamboie ;

Il éclaire le ciel bleu.

L'art, splendeur universelle,

Au front du peuple étincelle,

Comme l'astre au front de Dieu.

L'art est un chant magnifique

Qui plaît au coeur pacifique,

Que la cité dit aux bois,

Que l'homme dit à la femme,

Que toutes les voix de l'âme

Chantent au choeur à la fois !

L'art, c'est la pensée humaine

Qui va brisant toute chaîne !

L'art , c'est le doux conquérant !

A lui le Rhin et le Tibre !

Peuple esclave, il te fait libre ;

Peuple libre, il te fait grand !

Victor Hugo

Il a encore écrit :

Jouissons ! l'amour nous réclame.

Chacun, pour devenir meilleur, cueille son miel, nourrit son âme,

L'abeille aux lèvres de la fleur, le sage aux lèvres de la femme !

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 06:26

La toute-puissance du mal n'a jamais abouti qu'à des efforts inutiles.

La pensée échappe toujours à qui tente de l'étouffer.

Elle se fait insaisissable à la compression ; elle se réfugie d'une forme dans l'autre.

Le flambeau rayonne ; si on l'éteint, si on l'engloutit dans les ténèbres, le flambeau devient une voix, et l'on ne fait pas la nuit sur la parole ;

si l'on met un bâillon à la bouche qui parle, la parole se change en lumière, et l'on ne bâillonne pas la lumière.

 

R. Follereau a écrit :

- Vous ne guérirez pas le monde avec des points d'exclamation.

- Méfiez-vous des mots qui sont d'autant plus sonores qu'ils sont vides !

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 05:21

Mon beau tzigane mon amant

Ecoute les cloches qui sonnent

Nous nous aimions éperdument

Croyant n'être vus de personne.

Mais nous étions bien mal cachés

Toutes les cloches à la ronde

Nous ont vus du haut des clochers

Et le disent à tout le monde.

Demain Cyprien et Henri

Marie Ursule et Catherine

La boulangère et son mari

Et puis Gertrude ma cousine

Souriront quand je passerai

Je ne saurai plus où me mettre

Tu seras loin, Je pleurerai, J'en mourrai peut-être.

G. Apollinaire

W. Wordsworth a écrit :

Fuir ce qu'il craint, est plus dans la nature de l'homme,

que rechercher ce qu'il aime !

 

 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 06:23

Couchons-nous sur le pavé

Par le soleil chauffé, par le soleil lavé,

Dans la bonne odeur de poussière

De la journée achevée,

Avant la nuit levée,

Et nous guetterons dans le ruisseau

Les reflets des nuages en assaut,

Le coup de sang de l'horizon

Et la première étoile au-dessus des maisons...

 

Souriez

Une femme regardait par la fenêtre chaque matin, et faisait immanquablement un commentaire désobligeant sur le linge "sale" étendu sur la corde de sa voisine. Un jour, elle remarqua que, pour une fois, il était étincelant de propreté : "Peut-être a-t-elle trouvé un nouveau détergent ? fit-elle remarquer.

- J'en doute fort " répondit son mari, "je me suis levé plus tôt ce matin et j'ai nettoyé les vitres de nos fenêtres !"

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 06:51

Paul Valéry apporte la pureté de son style, la rigueur de sa pensée, cette parfaite adéquation de l'idée aux mots qui expriment, magicien du verbe dans un désert hanté de mots.

En lisant, apprenant et méditant par coeur ses plus beaux vers, on voyage à travers le temps et le destin des civilisations, dans l'histoire où son regard découvrait les multiples visages de l'homme.

D'emblée on trouvait dans la démarche intellectuelle de Valéry une recherche de l'absolu.

Au-delà de sa dialectique on distingue une métaphysique à laquelle il accédait grâce à sa recherche ascétique d'une perfection prosodique syntaxique lexicale au terme de laquelle surgissait le diamant sans défaut du poème....

Extrait de la Fileuse de Paul Valéry :

...Derrière tant de fleurs l'azur se dissimule

Fileuse de feuillage et de lumière ceinte.

Tout le ciel vert se meurt. Le dernier arbre brûle....

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 06:37

Le coucou a chanté, l'hiver tire à sa fin ;

La bise sur le Rouergue est lasse de souffler

Et porte ses soufflets dans le pays de l'Ourse.

Le printemps se prépare et commence sa course,

Trop longtemps éclipsé, le grand astre du ciel

Quitte sa cape sombre, ôte son noir mantel,

Et du tiède zéphyr déjà la douce haleine

Des ruisseaux prisonniers à faire fondre la chaîne.

De la cime des rocs, à toute heure, un par un,

On voit se détacher les pendants de cristal

Et la neige qui fond, en lessivant les rues,

Jusqu'au fond de leur lit va troubler les rivières.

Sans craindre de l'hiver le funeste retour,

L'amandier se déploie à l'éclat d'un beau jour

P. de Pradings

 

Souriez

- Qu'est-ce que la légitime défense ?  demande la maîtresse à Max

- C'est quand mes notes sont tellement mauvaises que je suis obligé de signer moi-même mon carnet.

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 06:43

CONVERSATION

Le porte-monnaie :

- Je suis d'une incontestable utilité c'est un fait.

Le porte-parapluie :

- D'accord mais tout de même il faut bien reconnaître

que si je n'existais pas il faudrait m'inventer.

Le porte-drapeau :

- Moi je me passe de commentaires

Je suis modeste et je me tais.

D'ailleurs je n'ai pas le droit de parler.

Le porte-bonheur :

- Moi je porte bonheur parce que c'est mon métier !

Les autres (hochant la tête) : Jolie mentalité !

 

LE DISCOURS SUR LA PAIX

Vers la fin d'un discours extrêmement important le grand homme d' Etat trébuchant sur une belle phrase creuse tombe dedans et désemparé la bouche grande ouverte haletant montre les dents,

et la carie dentaire de ses pacifiques raisonnements met à vif le nerf de la guerre

la délicate question d'argent.

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