Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 05:58
Apollinaire et l'automne malade

Automne malade et adoré

Tu mourras quand l'ouragan soufflera

dans les roseraies

Quand il aura neigé

dans les vergers.

Pauvre automne

Murs en blancheur et en richesse

De neige et de fruits mûrs

Au fond du ciel

Des éperviers planent

Sur les nixes nicettes aux cheveux

verts et naines

Qui n'ont jamais aimé

Aux lisières lointaines

Les cerfs ont bramé...

Souriez

- Maman Est-ce que je peux prendre un biscuit ?

- On dit comment ? s'il...s'il...

- s'il en reste encore dans la boîte ?

Repost 0
Published by fontaine - dans poésie
commenter cet article
31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 05:50

Aimez bien vos amours !

aimez l'amour qui rêve

Une rose à la lèvre et des fleurs dans les yeux ;

C'est lui que vous cherchez quand

votre avril se lève,

Lui dont reste un parfum quand vos ans se font vieux.

Amour sur l'Océan, amour sur les collines !

Amour dans les grands lys qui

montent des vallons !

Amour dans la parole et les brises câlines !

Amour dans la prière et sur les violons

Germain Nouveau (1851-1920)

Souriez

- Jules où habite ta grand-mère ?

- Elle habite à l'aéroport !

- Tu es sûr ?

- Bah oui, c'est toujours là qu'on va la chercher...

Repost 0
Published by fontaine - dans poésie
commenter cet article
17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 05:42
La Tendresse

C'est le silence dans l'immobilité

Le regard qui s'émeut en un baiser,

Des mains qui se cherchent

Des mots qui bouleversent.

C'est l'éveil des sens

Du parfum d'une fleur,

A la naissance

De petits bonheurs.

C'est la rose déposée

Sur les genoux tremblants,

Et des yeux étonnés

Qui captent le moment.

Le temps n'existe plus

Le temps s'en est allé

Tendresse tu est venue

Dans tes bras me bercer.

Violette Fulpin a écrit :

C'est vrai, les phrases sont vaines

Et pourtant, il faut que je le dise,

Au milieu de mes peines

Tu m'as rendu l'espoir du lendemain

D'un mot, tu as su apaiser mon chagrin.

Repost 0
Published by fontaine - dans poésie
commenter cet article
4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 05:49
Prévert et le message

La porte que quelqu'un a ouverte

La porte que quelqu'un a refermée

La chaise où quelqu'un s'est assis

Le chat que quelqu'un a caressé

Le fruit que quelqu'un a mordu

La lettre que quelqu'un a lu

La chaise que quelqu'un a renversée

La route où quelqu'un court encore

Le bois que quelqu'un traverse

La rivière où quelqu'un se jette

L'hôpital où quelqu'un est mort.

Boileau a dit :

Hâtons-nous ; le temps fuit et nous traîne avec soi ;

le moment où je parle est déjà loin de moi.

Souriez ou pas

Pour elle, il a escaladé la plus haute montagne, traversé le fleuve le plus violent et fait

le tour du monde.

Elle l'a quitté : il n'était jamais à la maison.

Repost 0
Published by fontaine - dans poésie
commenter cet article
3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 06:03
L'automne vu par d'autres

Th. Gautier :

Déjà plus d'une feuille sèche

Parsème les gazons jaunis ;

Soir et matin, la brise est fraîche,

Hélas ! les beaux jours sont finis !

Mollevoye :

De la dépouille de nos bois

L'automne avait jonché la terre :

Le bocage était sans mystère,

Le rossignol était sans voix.

Souriez

- Jules ! demande pardon à ton frère de l'avoir traité d'idiot !

- Ok,.... Nathan, je regrette que tu sois idiot !

Repost 0
Published by fontaine - dans poésie
commenter cet article
15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 06:00
Du côté de Victor Hugo

Cette nuit il pleuvait, la marée était haute,

Un brouillard lourd et gris couvrait toute la côte,

Les brisants aboyaient comme les chiens, le flot

Aux pleurs du ciel profond joignait son noir sanglot,

L'infini secouait et mêlait dans son urne

Les sombres tournoiements de l'abîme nocturne ;

Les bouches de la nuit semblait surgir dans l'air...

Souriez

- Ces jours-ci ça va mal, ma femme passe ses soirées à faire le tour des bars de la ville...

- Elle est alcoolique ?

- Non, elle me cherche

Très bon week-end à tous !!

Repost 0
Published by fontaine - dans poésie
commenter cet article
8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 05:50
Fin du discours sur la paix de Prévert

Vers la fin d'un discours extrêmement important

le grand homme d'Etat trébuchant

sur une belle phrase creuse

tombe dedans

et désemparé la bouche grande ouverte

haletant

montre les dents

et la carie dentaire de ses pacifiques raisonnements

met à vif le nerf de la guerre

la délicate question d'argent...

Souriez

Une poule sort de son poulailler, elle se plaint :

- Quel froid de canard !

A ce moment, un canard qui passe par là répond :

- Ne m'en parlez pas, j'en ai la chair de poule !

Sur ce, je vous souhaite de tout cœur un très bon week-end !

Repost 0
Published by fontaine - dans poésie
commenter cet article
4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 05:44
Le lion abattu par l'homme

On exposait une peinture

où l'artisan avait tracé

Un lion d'immense stature

Par un seul homme terrassé.

Les regardants en tiraient gloire.

Un lion en passant rabattit leur caquet.

" Je vois bien, a-t-il dit, qu'en effet

On vous donne ici la victoire ;

Mais l'ouvrier vous a déçu :

Il avait liberté de feindre

Avec plus de raison nous aurions le dessus,

Si mes confrères savaient peindre."

Lamartine

Souriez

La maîtresse à Jules :

- une grande rue s'appelle une artère

- ouais, et la traverser sans se faire écraser c'est une veine !

Repost 0
Published by fontaine - dans poésie
commenter cet article
30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 05:48
Lamartine et l'été

En été les feuillages sombres,

Où flottent les chants des oiseaux,

Jettent le voile de leurs ombres

Entre le soleil et les eaux ;

Des sillons les vagues fécondes

Font un océan de leurs ondes

Où s'entre choquent les épis ;

Le chaume, en or changeant ses herbes,

Fait un oreiller de ses gerbes

Sous les moissonneurs assoupis.

Souriez

Le pirate Nigo rencontre un autre pirate après avoir reçu la part de son butin :

- Si tu devines combien de diamants il y a dans mon sac, je te les donne tous les

dix !!

Repost 0
Published by fontaine - dans poésie
commenter cet article
24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 05:40
Le temps perdu

Devant la porte de l'usine

le travailleur soudain s'arrête

le beau temps l'a tiré par la veste

et comme il se retourne

et regarde le soleil

tout rouge tout rond

souriant dans son ciel de plomb

il cligne de l'œil familièrement.

Dis-donc camarade soleil

tu ne trouves pas

que c'est plutôt con

de donner une journée pareille à un patron ?

Prévert

Souriez

- Comment fait-on les petits suisse ?

- Comme les petits Français !

EXCELLENT WEEK-END A TOUS !

Repost 0
Published by fontaine - dans poésie
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de fontaine
  • Le blog de fontaine
  • : Croire aimer vivre partage histoires vécues...
  • Contact

Texte Libre

Recherche