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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 07:10
L'Enfant de la balle

Je suis une enfant de la balle,

Petite, on me montrait du doigt,

Je regardais monter les bals

Avec de la musique dans la voix.

Le jour, mallette à la main

Je vendais des colifichets.

Dans les cours, j'avais peur des chiens

Mais je, vendais, oui je vendais,

"Madame, à votre bon coeur,

Prenez, ça vous portera bonheur"

Et la petite fille que j'étais

Voyait les autres s'amuser.

Puis il y a eu l'école,

Toujours au fond de la salle,

On me donnait de la colle,

Je rendais mes cahiers sales,

J'ai grandi, seule, j'ai appris

Et j'ai laissé là ma vie,

finis la liberté, les voyages,

Mariée à un sédentaire,

Il m'a fallu tourner la page,

Mais si je fais l'inventaire,

Que de regrets, oh, saltimbanque !

Si tu savais comme tu me manques !

V. Fulpin

J. Bang a écrit :

Sur le chemin où on entend battre le coeur de l'univers, où toutes les cellules s'éveillent, lancer des graines de lumière sur sur le ciel et la terre....

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 07:03
Prière de femme

M. Desbordes. Valmore (1786-1859)

Mon saint amour ! mon cher devoir !

Si Dieu m'accordait de te voir,

Ton logis fût-il pauvre et noir,

Trop tendre pour être peureuse,

Emportant ma chaîne amoureuse,

Sais-tu bien qui serait heureuse ?

C'est moi. Pardonnant aux méchants,

Vois-tu, les mille oiseaux des champs

n'auraient mes ailes ni mes chants !

Pour te rapprendre le bonheur,

Sans guide, sans haine, sans peur,

J'irais m'abattre sur ton coeur,

Ou mourir de joie à ta porte :

Ah ! si vers toi Dieu me remporte,

Vivre ou mourir pour toi, qu'importe ?

Mais non ; rendue à ton amour,

Vois-tu, je ne perdrais le jour

Qu'après l'étreinte du retour.......

Et R. Follereau a écrit :

Le bonheur est partout où les hommes le voient ;

seul le mal est aveugle et sourd....

Déjà le week-end ! Prenez bien soin de vous !

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 07:07
Du côté de la Fontaine

Ne forçons point notre talent

Nous ne ferions rien avec grâce :

Jamais un lourdeaud, quoi qu'il fasse,

Ne saurait passer pour galant.

Peu de gens, que le ciel chérit et gratifie,

Ont le don d'agréer infus avec la vie.

C'est un point qu'il leur faut laisser,

Et ne pas ressembler à l'Ane de la fable,

Qui pour se rendre plus aimable

Et plus cher à son maître, alla le caresser.

"Comment ? disait-il en son âme,

Ce chien parce qu'il est mignon,

Vivra de pair à compagnon

Avec Monsieur, avec la dame ;

Et j'aurai des coup de bâton ?

Que fait-il ? il donne la patte ;

Puis aussitôt il est baisé :

S'il en faut faire autant afin que l'on me flatte,

Cela n'est pas bien malaisé."

Dans cette admirable pensée,

Voyant son maître en joie, il s'en vient lourdement,

Lève une corne toute usée,

La lui porte au menton fort amoureusement,

Non sans accompagner, pour plus grand ornement,

De son chant gracieux cette action hardie.

"Oh ! oh! quelle caresse ! et quelle mélodie !

Dit le maître aussitôt. Holà, Martin-bâton !"

Martin-bâton accourt : l'Ane change de ton.

Ainsi finit la comédie.

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 07:31
La poésie

Il suffit d'une page,

D'un crayon, d'une idée,

D'un flash, d'une image,

D'amour ou de regret,

Souvenir d'un visage

Que l'on a pu aimer.

Il n'en faut davantage

Pour quelques mots tracés

Simplement sans ambage

Si le coeur a parlé.

Pour passer un message

Points de mots compliqués,

De l'oiseau le ramage

suffit à m'enchanter.

Il reste le nuage

Où chacun se plaît.

Il n'y a pas d'âge pour rêver.

V. Fulpin

Victor Hugo a écrit :

La mélancolie c'est le bonheur d'être triste.

A tous un week-end sans nuage !

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 07:34
L'hiver approche

Maurice Carême :

On dirait que l'hiver tombe ;

Tous les toits sont déjà gris

Il pleut deux ou trois colombes,

Et c'est aussitôt la nuit.

Un seul arbre, comme un clou,

Tient le jardin bien au sol.

Les ombres font sur les joues

Comme des oiseaux qui volent.

L'air est plein d'étoiles blanches,

La Noël est pour lundi.

Qu'il sera long, le dimanche

Que nous passerons ici.

Christophe André a écrit :

Il est toujours possible d'apprendre le bonheur, même s'il n'a pas été notre langue maternelle.

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 07:05
Un peu de poésie

Automne malade et adoré

Tu mourras quand l'ouragan soufflera dans les roseraies

Quand il aura neigé dans les vergers

Pauvre automne

Meurs en blancheur et en richesse

De neige et de fruits mûrs

Au fond du ciel des éperviers planent

Sur les nixes nicettes au cheveux verts et naines

Qui n'ont jamais aimé

Aux lisières lointaines les cerfs ont bramé....

G. Appolinaire

L'existence des voisins est la seule défense des nations contre une perpétuelle guerre

civile.

P. Valery

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 07:34
Paysage

Pas une feuille qui bouge,

Pas un oiseau chantant,

Au bord de l'horizon rouge

Un éclair intermittent ;

D'un côté rares broussailles,

Sillons à demi noyés,

Pans grisâtres de murailles,

Saules noueux et ployés ;

De l'autre, un champ que termine

Un large fossé plein d'eau,

Une vieille qui chemine

Avec un pesant fardeau,

Et puis la route qui plonge

Dans le flanc des coteaux bleus

Et comme un ruban s'allonge

En minces plis onduleux.

Théophile Gautier

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 06:53
Lettre d'un amoureux

Du soleil sur les roses :

"Et puis pour se comprendre, ma chérie,

Est-il besoin de se parler ?

Mon rêve c'est cela : tous deux nous en aller

courir légèrement sur les vertes prairies,

Puis voir, silencieux, la douce féérie

du soir qui tombe, et lentement la contempler

joindre nos mains afin que puisse s'envoler

vers Dieu le doux parfum de notre coeur qui prie.

Pour un rayon qui meurt, une rose flétrie,

Pleurer, puis se sourire et sourire à la vie

avec des yeux heureux, par les larmes voilés."

R. Follereau 1925

Lamartine a écrit :

Pourquoi Seigneur, fais-tu fleurir ces pâles roses

Quand déjà tout frissonne ou meurt dans nos climats ?

Hélas ! six mois plus tôt que n'étiez-vous écloses ?

Pauvre fleurs, fermez-vous ! voilà les blancs frimas !

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 07:22
Automne

Dans le brouillard s'en vont un paysan cagneux

Et son boeuf lentement dans le brouillard d'automne

qui cache les hameaux pauvres et vergogneux.

Et s'en allant là-bas le paysan chantonne

une chanson d'amour et d'infidélité

qui parle d'une bague et d'un coeur que l'on brise.

Oh ! l'automne, l'automne a fait mourir l'été

Dans le brouillard s'en vont deux silhouettes grises....

Apollinaire

Le soir.

les feuilles ne sont plus que cendres et que rouilles,

Le jour est mort, le ciel est dépeuplé d'oiseaux ;

Déjà la lune monte, et déjà les grenouilles

De leur chant querelleur ont troublé les roseaux.

Vincent Muselli

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 06:14
Temps d'automne

Fleurs d'automne sur la table de marbre

avec tant de couleurs et de parfums de miel

cet l'été finissant meurtrissures des arbres

que déjà vous portez votre arc-en-ciel.

Sous la cascade froide et les herbes très vertes

elles furent cueillis par la main ingénue

qui déjà redoutait l'allée presque déserte

et la fraîcheur tombée sur les épaules nues.

Brassées de fleurs d'automne un peu mélancolique

d'entendre s'écourter les matins et les soir

vous vous ensoleillez d'un soleil romantique

dans le coin du salon où l'on viendra s'asseoir.

L. Amade

Maurice carême a écrit :

Le brouillard a tout mis dans son sac de coton ;

le brouillard a tout pris autour de ma maison.

Plus de fleurs au jardin, plus d'arbres dans l'allée ;

la serre du voisin semble s'être envolée.

Et je ne sais vraiment où peut être posé

le moineau que j'entends si tristement crier.

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