foi, amour et partage des connaissances bibliques
En des temps lointains et des contrées tout aussi lointaines, un roi se mit en tête de marquer le printemps par un geste de renouveau. Il décida d'innover en s'attachant, pour la première fois, les services d'un Premier ministre.
Après plusieurs semaines de recherche, seuls trois concurrents restaient en lice. Pour départager ces personnages pleins d'humanité et de modération, le roi décida de les soumettre à une ultime épreuve.
Il les fit enfermer dans une pièce de son château dont la porte avait été munie d'un verrou. Le mécanisme de ce dernier était particulièrement sophistiqué : les plus grands savants du royaume en avaient imaginé la complexité.
Le roi informa les trois candidats que celui qui parviendrait à trouver les secrets du dispositif deviendrait son Premier ministre, à condition toutefois que la solution fût trouvée avant la fin du printemps. Il leur souhaita bonne chance et la porte fut refermée.
De longues journées s'écoulèrent. Les deux premiers concurrents s'affairaient et émettaient toutes sortes d'hypothèses....l' autre restait serein, toujours assis conservant bien du recul face à la situation. Il semblait habité d'une grande maîtrise de lui-même, d'une égalité d'âme, au point que cette tempérance en énervait davantage encore ses deux concurrents.
Puis fort de sa paix intérieure, il se leva, se dirigea vers la porte, et sans hésiter tourna la poignée et l'ouvrit.
Elle n'était pas verouillée !
Le roi accueillit le sage d'un large sourire et le nomma Premier ministre. Et depuis, en ce royaume le printemps s'est installé à tout jamais.
Souvent, nous nous croyons enfermés dans des prisons ou des systèmes auxquels nous nous efforçons de nous adapter tant bien que mal et dont nous ne voyons pas l'issue. Pourtant, la prison dans laquelle nous pensons être cloîtrés n'en est pas une. Sa porte n'a pas de verrou.
Il ne tient qu'à nous d'actionner la poignée pour nous ouvrir à une existence meilleure.
Il suffit de le décider. Car nous sommes libres, et nous ne le savons pas !
ILS ONT ECRIT
G. Duhamel :
- Si la civilisation n'est pas dans le coeur de l'homme, eh bien ! elle n'est nulle part.
Maeterlinck :
- Il n'y a rien de plus beau qu'une clef, tant qu'on ne sait pas ce qu'elle ouvre.
SOURIRE
Docteur ! C'est terrible, je ne peux plus dormir, je rêve toutes les nuits que je joue au foot et je me réveille fatigué !
- Ce n'est rien, dit le toubib. Tenez, prenez ces pilules et dormez tranquille ce soir.
- Je ne peux pas, docteur, ce soir, c'est la finale !