Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 05:20
Histoire à croquer

La mère de Charles a invité ses amies pour prendre un thé. Depuis sa chambre, Charles les entend papoter.

Il décroche le téléphone et compose un numéro au hasard. D'après la voix à l'autre bout de la ligne, il est tombé chez une vieille dame.

- Bonjour, chère madame, dit Charles très lentement, en articulant chaque mot exagérément, vous êtes une vieille autruche alcoolique complètement déplumée, congelée, déshydratée, et lyophilisée.

- Mon petit Charles, demande sa mère depuis le salon, mon petit Charles, tu ne t'ennuies pas ?

- Non, maman, répond Charles, je fais du français, un exercice de vocabulaire.

Et toutes les dames du salon gloussent en choeur :

- Quel enfant sérieux, quel enfant studieux !

Charles va chercher l'atlas dans le bureau de son père. Sur la carte d'Islande, il écrase une glace à la vanille. Il laisse couler du ketchup sur la Pologne et du produit vaisselle sur la Nouvelle-Calédonie. Pour l'Australie, il choisit du yaourt à la framboise et de l'encre de Chine pour la Somalie.

- Mon petit Charles, demande sa mère, tu ne t'ennuies pas ?

- Non, maman, répond Charles, je fais de la géographie, la carte des océans avec les fleuves et les rivières.

Et toutes les dames du salon gloussent en choeur :

- Quel enfant sérieux, quel enfant studieux !

Dans l'entrée, ces dames ont entassé leurs manteaux de fourrure et laissé leurs sacs à main. En fouillant, Charles découvre quelques porte-monnaie. Il les vide soigneusement et cache tout l'argent dans le panier du chat.

- Mon petit Charles, demande sa mère, tu ne t'ennuies pas ?

- Non, maman, Je fais des mathématiques, des additions et des soustractions.

Et toutes les dames...

- Quel enfant sérieux, quel enfant studieux !

- Eh oui, dit fièrement la maman, il est le premier de sa classe.

Et Charles, pendant ce temps, a pêché le poisson rouge dans son bocal et sorti des ciseaux pointus.

"Bon maintenant, se dit-il, je vais faire de la biologie."

Friot

Excellent week-end à tous !

Repost 0
Published by fontaine - dans humour
commenter cet article
20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 05:15
Les sentiments ont leur saison

L'oignon de la plante ne produit pas continuellement une pousse verte, et encore moins ne se couronne-t-il en permanence des fleurs multicolores de son espèce.

La foi est la plante, son essence ; nos sentiments ressemblent aux diverses formes que prend cette plante lors des multiples saisons de l'année.

L'âme se couvre parfois de boutons et de fleurs, et les abeilles viennent y butiner avec entrain, pour récolter le miel de notre coeur.

C'est à de tels moments que nos sentiments portent témoignage à la vie de notre foi, comme le bourgeon du printemps manifeste la vie qui demeure dans la plante.

Puis nos sentiments gagnent en puissance et nous entrons dans l'été de nos joies.

Mais il arrive que nous nous desséchions dans la feuille fripée et jaune d'un automne précoce. Il se peut même que l' hivers de notre abattement et de notre désespoir fasse tomber toutes les feuilles de l'arbre....

Ch. Spurgeon

Proverbe: Cherchez la chose où vous l'avez laissé tomber, car c'est là qu'elle se trouve.

Repost 0
Published by fontaine - dans croyance
commenter cet article
19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 06:02
On peut se réjouir de tout

L'auteur anglais de romans policiers A. Christie écrit dans son autobiographie que peu de choses sont plus désirables que d'avoir un tempérament prompt à accepter et à se réjouir.

Elle dit que, si l'on y met du sien, on peut se réjouir de tout, parce qu'il y a toujours ailleurs une compensation à ce qu'on aurait pu manquer.

Par exemple, on peut se plaire à la campagne à cause de la tranquillité et du temps dont on dispose pour lire ou jardiner.

Cependant si l'on vit dans une ville, on peut prendre plaisir aux avantages qu'offrent les musées, les concerts, les magasins...

Le secret, pour avoir un tempérament prompt à se réjouir, est la faculté d'accepter les choses.

Si nous acceptons les circonstances dans lesquelles nous sommes placés, nous pouvons en tirer de la joie.....

Souriez :

Ce prof explique :

- Les hommes intelligents sont toujours dans le doute. Il n'y a que les idiots pour être affirmatifs !

- Vous en êtes sûr, M'sieur ?

- Absolument certain ....

Repost 0
18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 05:37
Prudence en toutes circonstances

Marie raconte qu'elle avait projeté d'aller au Moyen-Orient :

- Tout prenait corps de façon idéale pour que je fasse le voyage, jusqu'à peu avant mon départ, où je fus prise d'une grande inquiétude.

Au début, je pensais que c'était simplement la nervosité au sujet de ce voyage compliqué...et puis je décide d'annuler le voyage.

En quelques jours , un bon nombre de circonstances inattendues survinrent :

- L'éclatement d'une épidémie contagieuse dans ces pays-là ; le fait que je ne pourrais pas voir la plupart des femmes auxquelles j'avais l'intention de rendre visite ; et en fin de compte, une surenchère militaire dans la région....

Le capitaine avant de guider son bateau vers le port consulte son journal de bord et ses instruments de navigation et les compare avec les données de la côte, du phare et des lumières du port.

Si tout concorde, il donne à la salle des machines l'instruction de pénétrer dans le port.

Lamartine a écrit :

L'Orient jaillit comme un fleuve

La lumière coule à long flot,

La terre lui sourit et le ciel s'en abreuve,

Et de ces cieux vieillis l'aube sort aussi neuve

Que l'aurore du jour qui sortit du Très-Haut.

Repost 0
17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 05:31
Une belle image

C'est le matin sans doute, car les jours sont trop chauds, fin mai, pour le travail.

La brume blanche ne s'est pas encore levée. Le lac étale une eau couleur de perle, où le sillage des barques laisse un frisson d'argent.

Les monts de Galaad sont d'un bleu de cobalt qu'assombrit d'instant en instant, le pressentiment du soleil. Tout est calme.

Les pélicans blancs et roses se laissent flotter, endormis, mais les murs cormorans ont déjà commencé leur faction aux longues patiences, droits sur les pierres du rivage.

Les hommes rentrent las, peu contents.

La nuit entière, ils ont pêché ; faute de lune, ne pouvant surveiller le passage des bancs, ils ont tapé sur du bois pour que effrayé, le poisson se prît aux filets, le résultat a été décevant....

Lamartine a écrit :

Que j'aime à contempler dans cette anse écartée

la mer qui vient dormir sur la grève argentée

Repost 0
14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 06:01
J'ai lu pour vous

Après tant de rocailles et de solitudes, où seuls des arbustes, quelques touffes d'anémones pourpres et de cyclamens rappelent encore la vie, c'était un réconfortant spectacle que celui de la petite ville blanche, installée à près de 800 mètres d'altitude, sur les flancs de deux collines jumelles.

Au-delà, bosselé comme un bouillonnement de plomb qui se serait figé soudain, le désert reprend, plongeant vers la mer Morte.

Autour de la bourgade, ce sont que vergers champs blonds, oliveraies d'argent.

Beth-Léem "la maison du pain" selon l'étymologie populaire dite encore Ephrata, "riche en fruits", mérite bien ses noms.

Aujourd'hui c'est une cité de 9000 âmes aux rues tortueuses, populeuses, semblable à tant qu'on rencontre en Orient et dont le seul caractère original est d'être presque tout entière chrétienne.

Les femmes y portent un curieux hennin (coiffure) qui date peut-être de la conquête française, et un châle de soie d'un blanc pur.

Plus petite sans doute au temps du Christ qu'aujourd'hui, elle n'était quand même pas insignifiante et connaissait bien son glorieux passé....

Le prophète Michée a écrit :

Et toi Bethléem, la fertile, petite parmi les milliers de Juda, tu n'es pas la moindre, car c'est de toi que sortira le chef qui conduira mon peuple d'Israël, celui dont l'origine remonte aux temps anciens, aux jours d'éternité.

Heureux week-end à tous !

Repost 0
Published by fontaine - dans croyance
commenter cet article
13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 05:12
A propos conséquences

Spurgeon a écrit : Vous n'avez pas besoin de réduire un vase précieux en poudre pour détruire sa valeur. Il vous suffit d'y faire la plus petite rayure....

Dans certains châteaux anciens, il y a des salles souterraines où se trouvent des gaz nocifs qui tueraient quiconque y descendrait.

Que fait le guide pour empêcher une telle situation ?

Il dit aux visiteurs : "Si vous allez dans ces lieux, vous n'avez aucune chance d'en ressortir vivants."

Qui pensez-vous s'aventure à descendre ?

Le fait même de l'avertissement du guide au sujet des conséquences nous retient.

Un ami éloigne de nous un flacon d'arsenic. Il ne veut pas que nous en buvions, et nous dit : "Si tu en bois, cela te tuera."

Pense-t-il un instant que nous en boirons ?

Non, il annonce les conséquences et il est sûr que nous ne le ferons pas.

Jean-Paul Sartre a écrit :

l'Enfer c'est les autres.

J'affirme : Le Paradis, c'est les autres.

Car la vie est merveilleuse quand on aime.

Repost 0
12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 05:34
Avez-vous de l'imagination ?

Imaginez durant une seule seconde que la terre dise :

- Bon j'ai tourné pendant suffisamment de temps, je vais m'arrêter maintenant.

Que la mer dise alors : j'ai suivi le rythme de mes marées toutes ces années ; voici je m'arrête.

Le soleil n'est pas en reste :

- J'en ai assez de briller, de me lever et de me coucher sans arrêt depuis si longtemps ; J'en ai assez fait pour m'acquérir un nom honorable. Je vais me reposer.

Que la lune se voile d'obscurité aussi en disant :

- J'ai éclairé plus d'une nuit et j'ai donné ma lueur à plus d'un voyageur solitaire dans la campagne. Je vais éteindre mon éclat et me reposer....

Lamartine a écrit :

L'esprit de la prière et de la solitude qui plane sur les monts, les torrents et les bois,

Dans ce qu'aux yeux mortels la terre a le plus rude

Appela de tout temps des âmes de son choix.

Repost 0
Published by fontaine - dans coup de coeur
commenter cet article
11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 05:36
Quand vous serez bien vieille

Quand vous serez bien vieille, au soir de la chandelle,

Assise auprès du feu, dévidant et filant,

Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :

"Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle"

Lors, vous n'aurez servante ayant telle nouvelle,

Déjà sous le labeur à demi sommeillant,

Qui au bruit de Ronsard ne s'aille réveillant,

Bénissant votre nom de louange immortelle.

Je serai sous la terre, et, fantôme sans os,

Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ;

Vous serez au foyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour et votre fier dédain.

Vivez, si m'en croyez, n'attendez pas à demain :

Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie.

Pierre de Ronsard (1524-1585)

Romain Rolland a écrit :

- Le bonheur c'est de connaître ses limites et de les aimer.

Repost 0
Published by fontaine - dans poésie
commenter cet article
10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 05:39
Un caporal honteux

George Washington, le commandant en chef, faisait le tour de ses régiments. En un certain lieu, les soldats étaient en plein effort pour mettre en place un lourd tronc d'arbre dans les fortifications.

Le caporal se tenait à distance, donnant ses ordre pour diriger l'exercice :

- Poussez ici, poussez là !

L'homme était aussi gros qu'il est possible de l'être.

Washington descendit de sa monture et vint lui dire :

- A quoi bon crier à ces hommes ; pourquoi ne leur prêtez-vous pas main forte ?

- Peut être ne réalisez-vous pas à qui vous parlez monsieur, je suis le caporal !

Alors Washington s'excusa avec profusion d'avoir osé insulter un caporal de l'armée, et ôtant son manteau, il se joignit aux hommes pour les aider à construire la fortification.

Quand cela fut terminé, il revint vert l'autre et lui dit :

- Mon caporal, je suis encore confus de vous avoir manqué de respect. Si vous avez encore d'autres fortifications à ériger, et que vos hommes ne vous aident pas, envoyez chercher George Washington, le commandant en chef, et je viendrai les aider.

Le caporal s'effondra, parfaitement honteux de son attitude....

Ecclésiaste a écrit :

- Tout ce que ta main trouve à faire avec ta force, fais-le ; car il n'y a ni oeuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse, dans le séjour des morts où tu vas.

Repost 0
Published by fontaine - dans coup de coeur
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de fontaine
  • Le blog de fontaine
  • : Croire aimer vivre partage histoires vécues...
  • Contact

Texte Libre

Recherche